PROTECTS) Pour la Reconnaissance, l'Organisation et Tisser l'Entraide Contre la Traque et le Stalking.

–  Qu’est-ce que le stalking ?  –

Documentation

1990

Aux États-Unis, affaire Rebecca Schaeffer, présentatrice de télévision est assassinée par un stalker, Robert Bardo.
1ère loi anti-stalking dans le monde, promulguée par l’État de Californie aux États-Unis.

1991

Classification de Dietz et al. : types de stalkers :

  • amoureux éconduit ;
  • narcissique ;
  • sur-idéalisé ;
  • romantique ;
  • le tueur à gage ;
  • perverti ;
  • psychotique.

1992

Classification de Geberth : types de stalkers :

  • personnalité psychopathe ;
  • personnalité psychotique.

1993

Classification de Mullen. Voir plus loin : 1999.

Classification de Holmes : types de stalking :

  • le harceleur de célébrité ;
  • celui cherchant un rapport sexuel ;
  • le tueur à gage ;
  • l’amoureux éconduit ;
  • le stalker domestique, familial, qui se venge d’avoir été délaissé ;
  • le stalker qui s’en prend aux politiciens.

Classification de Zona : types de stalkers :

  • l’érotomane (10% des cas) ;
  • l’amoureux obsessionnel (30% des cas, divers diagnostiques psychiatriques, le plus souvent psychotique) ;
  • l’obsessionnel simple (majorité des cas. Durée de stalking plus court. Risque de violence plus élevé).

Zona répertorie aussi les victimes en plusieurs catégories de liens avec le stalker :

  • 13% sont des anciens employés ou supérieurs hiérarchiques ;
  • 17% sont des célébrités ;
  • 32% sont des personnalités moins connues du monde du divertissement ou d’une communauté ;
  • 38% sont des citoyen-ne-s ordinaires ;

Ces chiffres sont susceptibles d’avoir évolué depuis la popularisation de l’accès aux nouvelles technologies, à internet.

Le Canada légifère contre le stalking (« criminal harassment ») : RSC 1985, c C-46, p.264.

L’Australie légifère contre le stalking (« stalking », « unlawful stalking ») : Code pénal des sept États et territoires fédéraux.

1995

Classification de Harmon, Rosner and Owens : types de stalkers :

  • affectueux/amoureux;
  • persécutoire/en colère.

1996

Classification de Roberts and Dziegielewski : types de stalking :

  • violence domestique ;
  • érotomanie/délirant ;
  • nuisance.

Classification de Wright et al. : types de stalking :

  • non-domestique (organisé ou délirant) ;
  • domestique.

1997

« Stalkers and other obsessional types: a review and forensic psychological typology of those who stalk », Journal of Clinical Forensic Medicine, Volume 4, Issue 4
Joseph A. Davis, Marcella A. Chipman
Extrait disponible en-ligne

L’Australie légifère contre le stalking (« harassment ») : « Harrassment Act ».

Angleterre, Pays de Galles, Irlande du Nord légifèrent contre le stalking (« harassment ») : « Protection from Harassment Act ». Cette législation sera complétée en 2012.

L’Irlande légifère contre le stalking (« harassment ») : « Non-Fatal Offences Against the Person Act, Section 10 ».

Classification de De Becker : types de stalkers :

  • en recherche l’affection ;
  • en recherche d’identité ;
  • basé sur le rejet ;
  • basé sur le délire.

Classification de Kienlen et al. : types de stalkers :

  • personnalité psychopathe ;
  • personnalité psychotique.

1998

Ouvrage de Brian Spitzberg et de William Cupach, docteurs et professeurs en communication, relations interpersonnelles et stalking : « The Dark Side of Close Relationships ». Ils y introduisent la notion d’« Intrusion Relationnelle Obsessionnelle » (en anglais : ORI, pour Obsessive Relational Intrusion). Ils y listent 63 critères de stalking, répartis en 4 grands groupes : poursuite/traque, violation, violence et hyper-intimité.

La Belgique introduit des dispositions pénales contre le stlaking (« Belaging ») : article 442 bis du Code pénal.

Classification de Emerson, Ferris and Brooks Gardner : types de relations :

  • inconnus ;
  • pseudo-connaissances ;
  • semi-connaissances ;
  • connaissances intimes.

1999

Étude de Paul E. Mullen, F.R.C.Psych., Michele Pathé, Rosemary Purcell, et Geoffrey W. Stuart :
« Study of Stalkers »
American Journal of Psychiatry, 156:1244–1249
Classification de Mullen et al. : types de stalkers :

  • rejeté-e (relations amoureuse, amicale, familiale, professionnelle (troubles de la personnalité, voire des troubles psychiatriques de type délirant ou jalousie morbide) ;
  • en recherche d’affection, d’intimité (érotomanie pure/primaire; érotomanie secondaire dûe à schizophrénie ou dûe à manies délirantes; engouement morbide) ;
  • incompétent (lacune en sens des relations ou insuffisance intellectuelle) ;
  • rancunier-e/offensé-e-s (ils agissent pour se venger d’une humiliation en ciblant une personne, qui peut être un-e inconnu-e) ;
  • prédateur-ice (pervers-es).

Étude de J. Reid Meloy :
« Stalking – An Old Behavior – A New Crime »
The Psychiatric Clinics of North America, Vol 22, N° 1

2000

Les Pays-Bas légifèrent contre le stalking (« Belaging ») : article 258b du Code pénal.

Classification de Budd, Mattinson and Myhill : par sexe et relation :

  • femme ou homme ;
  • relation intime ou non-intime avec l’agresseur.

Étude de Keith E. Davis et Irene Hanson Frieze :
« Research on Stalking: What Do We Know and Where Do We Go? »

Étude de Paul E. Mullen, Michele Pathé et Rosemary Purcell :
« Stalkers and their victims »
Cambridge University Press

Étude d’Emma Ogilvie :
« Stalking: Legislative, Policing and Prosecution Patterns in Australia »
Australian Institute of Criminology Research and Public Policy Series, N° 34

Étude d’Eric Blaauw, Frans W. Winkel et Ella Arensman :
(étude présentée à la conférence « Stalking: Criminal Justice Responses » organisée par l’Australian Institute of Criminology, Sydney 7-8 Décembre 2000)
« The toll of stalking: the relationship between features of stalking and psychopathology of victims »

2001

Ouvrage de Joseph A. Davis, ancien membre de la Division des opérations spéciales du procureur de district (États-Unis), expert en psychologie de la sécurité publique.
« Stalking Crimes and Victim Protection: Prevention, Intervention, Threat Assessment, and Case Management », CRC Press

Étude de Paul E. Mullen, Michele Pathé et Rosemary Purcell
« The management of stalkers »
Advances in Psychiatric Treatment, vol. 7

Étude d’Eric Blaauw, Frans W. Winkel, Ella Arensman, Lorraine Sheridan et Adriënne Freeve :
« The toll of stalking: the relationship between features of stalking and psychopathology of victims »
Publiée dans le « Journal of Interpersonal Violence », Vol. 17, N°1

2003

Étude de J. Reid Meloy et Cynthia Boyd :
« Female Stalkers and Their Victims »
Journal of the American Academy of Psychiatry and the Law, 31:211–19

Étude de David V. James et Frank R. Farnham :
« Stalking and Serious Violence »
Journal of the American Academy of Psychiatry and the Law, 31:432–9

Étude de Lorraine P. Sheridan, Eric Blaauw et Graham M. Davies :
« Stalking: Knowns and Unknowns »
Trauma Violence Abuse 2003 4: 148

Mémoire de psychiatrie de Virginie Leon :
« Le stalking »
CHU Angers

2004

Étude de Barry Rosenfeld :
« Violence risk factors in stalking and obsessional harassment – A review and préliminary meta-analysis »
Criminal Justice and Behavior, Vol. 31, N°1

2005

Étude sur le stalking en Allemagne, par la Ville de Mannheim, dirigée par Harald Dreßing.
Dans cette étude, les cas sont classés comme stalking à partir du moment où la victime subit du harcèlement depuis au moins 2 semaines, et qu’au moins 2 types de harcèlement sont employés par la/le stalker.

Malte légifère contre le stalking (« Fastidju ») : article 251A-C du Code pénal.

2006

L’Autriche insère le stalking dans sa législation via le paragraphe 107a du Code de procédure pénale. Le terme utilisé est « beharrliche Verfolgung », « persécution insistante/obsessionnelle ».

Le psychologue Brian Spitzberg de l’Université d’État de San Diego a mené plusieurs études sur le stalking, sur trois continents.
2 à 13% des hommes et 8 à 32% des femmes sont victimes de harcèlement criminel à un moment donné de leur vie d’adulte. Dans la majorité des cas, la personne est harcelée par une connaissance.

Classification RECON (« RElation » et « CONtext »), qui s’intéresse à la relation préexistante au stalking entre le persécuteur et la victime. Les chercheurs de RECON mettent en avant le risque très élevé de menaces et de violence chez les anciens harceleurs sexuels intimes, le risque très faible de menaces et de violence chez les harceleurs de personnalités publiques (célébrités) et la relation négative entre la violence et la psychose.
Kris Mohandie, J. Reid Meloy, Mila Green McGowan et Jenn Williams :
« The RECON Typology of Stalking: Reliability and Validity Based Upon a Large Sample of North American Stalkers »
J Forensic Sci, Vol. 51, N°1

Étude du National Crime Victimization Survey (États-Unis) sur le harcèlement en général, comprenant les cas de stalking.

2007

L’Allemagne implémente sa loi anti-stalking : paragraphe 238 du Code de procédure pénale. Le terme allemand pour désigner le stalking est « Nachstellungen ».

La Suisse se dote d’un nouvel article de loi article 28b du Code civil suisse (CC) destiné à protéger les victimes « de violence, de menaces ou de harcèlement ». Les cas de stalking sont visés par le terme « harcèlement ».

Étude dirigée par l’University of Modena and Reggio Emilia Modena Group on Stalking, pour la Commission Européenne :
« Protecting women from the new crime of stalking: a comparison of legislative approaches within the European Union »

Étude de James Knoll et Phillip J. Resnick :
« Stalking intervention: Know the 5 stalker types, safety strategies for victims »
Journal Current Psychiatry, Vol 6, N°5

2008

La Hongrie légifère contre le stalking (« Zaklatás ») : paragraphe 176 A du Code pénal.

Étude de J. Reid Meloy, Kris Mohandie et Mila Green :
« A Forensic Investigation of Those Who Stalk Celebrities »
Oxford University Press

2009

Étude aux États-Unis portant sur plus de 3 millions de victimes, par Katrina Baum, Shannan Catalano, Michael Rand et Kristina Rose :
« Stalking Victimization in the United-States »
Cette étude offre des chiffres très détaillés sur de nombreux aspects du stalking.
Leurs témoignages sur les motivations des stalkers mettent en avant que dans 36,6% des cas, la motivation du stalker était « les représailles, la colère ou la rancune », dans 32,9% d’autres cas le contrôle et enfin 23,4% ont mentionné la maladie mentale ou l’instabilité émotionnelle.

L’Italie légifère contre le stalking (« atti persecutori ») : article 612 bis du Code pénal.

Le Luxembourg légifère contre le stalking (« harcèlement obsessionnel ») : article 442-2 du Code pénal.

Étude de Troy E. McEwan, Paul Mullen, James R.P. Ogloff et Rachel D. Mackenzie :
« Violence in stalking situations »
www.researchgate.net/publication/24006630_Violence_in_stalking_situations

Étude de TK Logan, Robert Walker, William Hoyt et Teri Faragher :
« The Kentucky Civil Protective Order Study: A Rural and Urban Multiple Perspective Study of Protective Order Violation Consequences, Responses, & Costs »

Article de The Police Foundation (GB) :
« Stalking and harassment »
The briefing, Series 1, Edition 6

« Adolescent stalking: offence characteristics and effectiveness of intervention orders », par Rosemary Purcell, Teresa Flower & Paul Mullen, dans « Trends & issues in crime and criminal justice n° 369. Canberra: Australian Institute of Criminology ». https://aic.gov.au/publications/tandi/tandi369

2010

Enquête du National Intimate Partner and Sexual Violence Survey (États-Unis) auprès de 14000 personnes, portant sur les violences dans le couple, y compris le stalking.

L’Écosse légifère contre le stalking (« stalking ») : « Criminal Justice and Licensing Act », Section 39.

La Tchéquie légifère contre le stalking (« nebezpečné pronásledování ») : paragraphe 354 du Code pénal.

Étude de Katherine S-L. Lau et Delroy L. Paulhus :
« From the Eye of the Stalker: Personality Profiling of Self-Reported Stalkers »
University of British Columbia

Étude de TK Logan :
« Research on Partner Stalking: Putting the Pieces Together »
Lexington, KY: University of Kentucky, Department of Behavioral Science & Center on Drug and Alcohol Research

2011

Ouverture d’une clinique spécialisée pour les stalkers, près de Londres, dirigée par le docteur Frank Farnham : National Stalking Clinic (NSC).

Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestiqueIstanbul, 11.V.2011 :
« Article 34 – Stalking
Parties shall take the necessary legislative or other measures to ensure that the intentional conduct of repeatedly engaging in threatening conduct directed at another person, causing her or him to fear for her or his safety, is criminalised. »
En Français :
(l’intitulé de l’article a été traduit en « harcèlement » simple et non pas stalking)
« Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour ériger en infraction pénale le fait, lorsqu’il est commis intentionnellement, d’adopter, à plusieurs reprises, un comportement menaçant dirigé envers une autre personne, conduisant celle-ci à craindre pour sa sécurité. »
« Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique »
Série des Traités du Conseil de l’Europe – n° 210

La Pologne légifère contre le stalking (« stalking ») : article 190a du Code pénal.

La Suède légifère contre le stalking (« stalking ») : Chapitre 4, Section 4b du Code pénal.

Étude de Rachel D. MacKenzie et David V. James :
« Management and Treatment of Stalkers: Problems, Options, and Solutions »
Behavioral Sciences and the Law, Wiley Online Library

2012

Enquête de l’ « Agency for Fundamental Rights » (FRA) sur les violences vécues par les femmes dans l’Union Européenne. Le harcèlement et les cas de stalking y sont traités.
« In the mind of a stalker », The Trauma and Mental Health Report, 29 juin 2012

Angleterre, Pays de Galles, Irlande du Nord légifèrent contre le stalking (« stalking ») : « Protection of Freedoms Act ».

Étude de Linda Kim Nguyen, Brian H. Spitzberg et Carmen M. Lee :
« Coping With Obsessive Relational Intrusion and Stalking: The Role of Social Support and Coping Strategies »
Violence and Victims, Volume 27, Number 3, 2012 414 – Springer Publishing Company

Étude de Shannan Catalano :
« Stalking Victims in the United States – Revised »
U.S. Department of Justice – Office of Justice Programs – Bureau of Justice Statistics – NCJ 224527

Rosemary Purcell, Michele Pathé, Gennady N. Baksheev, Andrew MacKinnon et Paul Mullen :
« What mediates psychopathology in stalking victims? The role of individual-vulnerability and stalking-related factors »
Journal of Forensic Psychiatry & Psychology, Vol. 23, Issue 3

2013

Loi anti-harcèlement, incluant le stalking, en Afrique du Sud :
« Protection from Harassment Act »

Étude de Troy E. McEwan et Susanne Strand :
« The role of psychopathology in stalking by adult strangers and acquaintances »
Australian and New Zealand Journal of Psychiatry

2014

Le SPARC (« Stalking Prevention, Awareness, and Resource Center ») instaure le Mois National de Sensibilisation au Stalking, aux États-Unis, qui se tient depuis lors tous les mois de janvier.
https://www.stalkingawareness.org

Rapport européen sur les violences faites aux femmes, y compris le stalking, sur un large panel (42 002 participantes) :
« Violence against women: an EU-wide survey », du FRA, European Union Agency for Fundamental Rights
fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2014-vaw-survey-main-results-apr14_en.pdf

France : « Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes » élargissant la reconnaissance du harcèlement au-delà des contextes conjugal, sexuel, et de la sphère du travail : « Art. 222-33-2-2. – Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale… ». Le cyberharcèlement est aussi désormais sanctionné.

Étude du bureau national des statistiques du Canada :
« Stalking in Canada, 2014 »

Étude « Cyberstalking in a Large Sample of Social Network Users: Prevalence, Characteristics, and Impact Upon Victims », dirigée Harald Dreßing et al. (publiée dans la revue « Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking ».

Étude de J. Korkodeilou :
« Dealing with the unknown: Learning from stalking victims’ experiences »
Crime Prevention and Community Safety: An International Journal, 16-4

« « It’s Not Really Stalking If You Know the Person”: Measuring Community Attitudes That Normalize, Justify and Minimise Stalking », Psychiatry, Psychology and Law, 2014
Étude de Bronwyn McKeon, Troy E. McEwana et Stefan Luebbersa analysant les attitudes de normalisation, justification et minimisation du stalking qui entravent la reconnaissance du tors subi par les victimes, et peuvent conduire à une moindre prise en charge par la police.
« Le stalking c’est pas sérieux », « Le stalking c’est romantique » et « Les victimes sont responsables » sont les trois attitudes de minimisation courantes à combattre.
https://www.researchgate.net/publication/271567992_It’s_Not_Really_Stalking_If_You_Know_the_Person_Measuring_Community_Attitudes_That_Normalize_Justify_and_Minimise_Stalking

2015

Étude de Deborah F. Hellmann (Université des Sciences Administratives Appliquées de Druisburg) et Sören Kliem (Institut de recherche criminologique de Basse-Saxe).
« The prevalence of stalking – Current data from a German victim survey »
European Journal of Criminology

Master en criminologie de Camille Vanucci :
« Le stalking : de la persécution à la prédation »
Université Panthéon-Assas – Paris II

Étude d’Andrew D. Nevin :
« Cyber-Psychopathy: Examining the Relationship between Dark E-Personality and Online Misconduct »
University of Western Ontario – Electronic Thesis and Dissertation Repository. 2926.

Étude de Deborah F. Hellmann et Sören Kliem
« The prevalence of stalking: Current data from a German victim survey »
European Journal of Criminologyn 1–19

2016

Une étude s’intéresse au stalking perpétré sur les personnes LGBTIQ :
« Perceptions and Experiences of Intrusive Behavior and Stalking Comparing LGBTIQ and Heterosexual Groups »
Journal of Interpersonal Violence. Sheridan, L. P., Scott, A. J., & Campbell, A. M..

« On the Path of Prevention: The 11th Biennal Report of the Maine Domestic Abuse Homicide Review Panel »

Étude statistique de de la Direction de la Police et Militaire des Cantons de Bern (Polizei- und Militärdirektion des Kantons Bern) :
« Häusliche Gewalt im Kanton Bern »
Berner Interventionsstelle gegen Häusliche Gewalt

Étude de Joanne P. Smith-Darden, Dennis E. Reidy et Poco D. Kernsmith :
« Adolescent stalking and risk of violence »
Journal of Adolescence, N°52

Étude de Dennis E. Reidy, Joanne P. Smith-Darden et Poco D. Kernsmith :
« Behavioral and Mental Health Correlates of Youth Stalking Victimization: A Latent Class Approach »
American Journal of Preventive Medicin, N°51

Étude de Meagan Cline :
« Psychopathology and Crime Causation: Insanity or Excuse? »
Fidei et Veritatis: The Liberty University Journal of Graduate Research, Vol. 1, N°1

Article de J. Korkodeilou :
« ‘No place to hide’: stalking victimisation and its psycho­social effects »
University of Salford

2017

Grande-Bretagne : « Stalking Protection Bill ».
Ce projet de loi vient renforcer la législation existante. Il est en cours au Parlement : voir services.parliament.uk/bills/2017-19/stalkingprotection/stages.html

Étude de Harald Dreßing, Josef Bailer, Anne Anders, Henriette Wagner et Christine Gallas :
« Cyberstalking in a Large Sample of Social Network Users: Prevalence, Characteristics, and Impact Upon Victims »
Cyberpsychology, Behavior and Social Networking, Vol.17, N°2

Étude de Jane Monckton-Smith, Karolina Szymanska et Sue Haile :
« Exploring the Relationship between Stalking and Homicide »
Suzy Lamplugh Trust – University of Gloucestershire

Étude de Maeve Duggan :
« Online Harassment 2017 »
Pew Research Center

Étude de Marilena Katsogiannou :
« ‘Stalking’ as a form of ‘interpersonal panopticism’ ‐ A different approach of the transforming ‘surveillance society’ in the light of ‘virtual criminology’ and ‘e‐victimology’ »

Guide pour les professionnels de Sophie Jarrett, au nom du Gloucestershire Domestic Abuse and Sexual Violence Concordat :
« Guidance for Professionals on Identifying and Responding to Stalking and Stalking Clinic Protocol »

Thèse de doctorat de Matthew D. Raj :
« Victim Responses to Stalking: A Temporal Approach to Factors Affecting the Duration and Intensity of Being Stalked »
Bond University (Australie)

Étude de Amanda Burlock et Tamara Hudon :
« Women and men who experienced cyberstalking in Canada »
Bureau des statistiques du Canada – Catalogue no. 75-006-X ISSN 2291-0840

Étude d’Anna Miglietta, Daniela Acquadro Maran – Università degli Studi di Torino
« Gender, Sexism and the Social Representation of Stalking: What Makes the Difference? ».
Journal Psychology of Violence 7, octobre 2017
www.researchgate.net/publication/306026170_Gender_Sexism_and_the_Social_Representation_of_Stalking_What_Makes_the_Difference

Rapport de recherche sur le stalking du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes BFEG Suisse :
« Mesures de lutte contre le stalking. Vue d’ensemble des pratiques appliquées en Suisse et à l’étranger »
Les auteurs précisent que les chiffres du stalking étudiés dans ce rapport ne peuvent pas être exhaustifs compte tenu que les victimes ne signalent pas forcément les faits aux autorités.
Par ailleurs, il est difficile de comparer les chiffres du fait des disparités entre les pays concernant la définition-même du stalking, ainsi que la grille de critères pris en compte.
Sur la base des études les plus récentes, menées par les États-Unis et l’Allemagne, il est estimé qu’environ 15 à 18% des femmes et 4 à 6 % des hommes ont été victimes de stalking au moins une fois dans leur vie. « Les études de prévalence disponibles permettent dans l’ensemble de conclure que le stalking est un phénomène relativement répandu dans les pays industrialisés. »
Les stalkers sont majoritairement masculins : de 63 à 85% des cas.
Dans 30 à 50% des cas de stalking, il s’agit de l’ex-partenaire de la victime.
Rarement la/le stalker est un-e inconnu-e (8 à 25%). Dans le cas du cyberstalking ou cyberharcèlement par un-e inconnu-e, ce taux monte à 30%.
Lorsqu’il y a des enfants en commun, l’étude souligne un « haut risque d’escalade du comportement harcelant, notamment lorsque les décisions du tribunal de la famille sont en suspens et que les litiges concernant l’autorité parentale ne sont pas réglés. »
Les stalkers sont bien souvent des récidivistes : jusqu’à 50% des cas.
Pour classifier les types de stalking, ce rapport souligne la pertinence de la classification retenue par plusieurs services spécialisés suisses :

  • le stalking relationnel, par lequel le stalker cherche l’attention, l’amour, la réconciliation éventuellement ;
  • le stalking vengeur, par lequel le stalker cherche la vengeance, la prise de contrôle, le pouvoir ;
  • les stalking dû à des troubles psychiatriques.

Les victimes sont majoritairement des femmes. Les stalkers ciblent plus particulièrement :

  • les personnes célibataires ;
  • les personnalités publiques, les « people » ;
  • les jeunes ;
  • les professionnels dont le métier a une teneur relationnelle : médecins, psychologues, avocat-e-s, enseignants-e-s, journalistes ;
  • les personnes avec expérience antérieure de maltraitance, abus.

Seul un faible nombre de personnes ayant déclaré être victimes de stalking ne sont pas en réelle situation de victimes de stalking (5 à 10%).
Les chiffres sur la durée du stalking sont différents selon les études, mais toutes s’accordent sur le fait que l’effet de stress chronique, longue durée, est présent pour de nombreuses victimes.
La/le stalker s’adonne aux menaces de violences ou voies de fait dans 1/3 des cas.
Quant au passage à l’action, il est difficile d’évaluer le taux de violences graves et de meurtres puisque ces faits ne sont pas classés comme stalking mais comme délits ou crimes relatifs à ces actes précis.
Selon le Service de consultation en matière de stalking de la Ville de Berne en Suisse, environ 10% des cas sont à risque (indicateurs : armes, drogues, alcool, violence antérieure).

Étude sur la relation entre stalking et homicides, par Monckton Smith, J., Szymanska, K., and Haile, Sue avec le groupe de recherche sur l’homicide du Centre for Learning and Innovation in Public Protection de l’Université de Gloucestershire, en association avec la fondation Suzy Lamplugh.
« Exploring the Relationship between Stalking and Homicide »
Les chiffres sont alarmants :

  • il y a aggravation des actes du stalker (phénomène d’escalade) dans 79% des cas ;
  • les meurtres ont été précédés de stalking dans 55% des cas ;
  • dans 71% des cas, la relation entre le stalker et la victime assassinée étaient d’ordre intime (relation en cours 51%, séparés 20%).

« The Abuse of Technology in Domestic Violence and Stalking », étude de Delanie Woodlock, dans Violence Against Women, 2017, vol. 23.
marvin.cs.uidaho.edu/Teaching/CS112/domesticAbuseStalking.pdf

2018

Ouverture d’une unité de spécialistes multi-agences de renommée mondiale à Londres dédiée à la lutte contre le stalking, par le Metropolitan Police Service en partenariat avec Barnet, Enfield and Haringey Mental Health NHS Trust et le Suzy Lamplugh Trust.
Police, organismes de santé, spécialistes en santé mentales et associations de défense des victimes travailleront de concert dans ce centre d’excellence en matière de stalking.

Allemagne : proposition de loi du Ministre de la Justice allemand pour faciliter les actions légales aux victimes :
« Germany wants better protection of stalking victims »

Rapport de la fondation britannique Suzy Lamplugh, sur le traitement du stalking par les services de police aux États-Unis :
« Out of sight, out of mind – Two years on »

Brochure de l’Office for Victims of Crime des États-Unis :
« 2018 National Crime Victims’ Rights Week Resource Guide: Crime and Victimization Fact Sheets »

Étude sur le stalking menée par Matt R. Nobles, professeur à l’University of Central Florida’s College of Health and Public Affairs, publiée au journal Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology de juillet 2018.

Étude du Bureau national des statistiques du Canada sur le cyberstalking
« Women and men who experienced cyberstalking in Canada »

Étude de Fawn T. Ngo :
« Same-Sex and Opposite-Sex Stalking in he United States: An Exploration of the Correlates of Informal and Formal Coping Strategies of the Victims »
International Journal of Criminal Justice Sciences (IJCJS) – Official Journal of the South Asian Society of Criminology and Victimology (SASCV), Vol. 13 (1)

Étude spécifique au stalking pour les professionnels du soin (médecin, infirmier-e-s, psychologues, psychiatres,…) par Daniela Acquadro Maran et Antonella Varetto, Italie :
« Psychological Impact of Stalking on Male and Female Health Care Professional Victims of Stalking and Domestic Violence »
Journal Frontiers in Psychology, Vol. 9, article 321

Étude de Rahul Chatterjee, Periwinkle Doerfler, Hadas Orgad, Sam Havron, Jackeline Palmer, Diana Freed, Karen Levy, Nicola Dell, Damon McCoy et Thomas Ristenpart :
« The Spyware Used in Intimate Partner Violence »

Article de Stephen Noffsinger :
« What stalking victims need to restore their mental and somatic health »
Journal Current Psychiatry, Vol 14, N°6

Statistiques détaillées du stalking en Grande-Bretagne et Pays de Galle, par l’Office for National Statistics :
www.ons.gov.uk/peoplepopulationandcommunity/crimeandjustice/datasets/stalkingfindingsfromthecrimesurveyforenglandandwales

« A Stalker’s Paradise : How Intimate Partner Abusers Exploit Technology » de Diana Freed (Cornell Tech), Jackeline Palmer (Hunter College), Diana Minchala (City College of New York), Karen Levy (Cornell University), Thomas Ristenpart (Cornell Tech), Nicola Dell (Cornell Tech).
Cette étude analyse plus spécifiquement l’utilisation des technologies numériques et espiogiciels (spywares).
http://nixdell.com/papers/stalkers-paradise-intimate.pdf

2019

Rapport « Laws Protecting Journalists from Online Harassment », une revue des lois protégeant les journalistes du harcèlement en-ligne ou cyberharcèlement, y compris le stalking, les discours haineux, les menaces, la diffamation, le doxing… Pays analysés : Allemagne, Angleterre et Pays de Galles, Australie, Brésil, Canada, Espagne, Finlance, France, Israël, Japon, Singapour et Turquie.
The Law Library of Congress.
www.loc.gov/law/help/protecting-journalists/online-harassment.pdf

« Stalking following the breakup of dating relationships in adolescence », de Jeane Lessinger BorgesI et Débora Dalbosco Dell’AglioII, Universidade Federal do Rio Grande do Sul, Porto Alegre (Brésil), juin 2019.
pepsic.bvsalud.org/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S1413-389X2019000200009

2020

États-Unis – Lettre de soutien de la Maison Blanche au Mois National de Sensibilisation au Stalking (« National Stalking Awareness Month »), initiative du SPARC.
www.whitehouse.gov/briefings-statements/presidential-message-national-stalking-awareness-month-2/
www.stalkingawareness.org

Étude de Rosemary Purcell, and Paul E. Mullen.
« Stalking and querulous behaviour ».
New Oxford Textbook of Psychiatry (3 edn), Oxford University Press.

Étude d’Anna Miglietta, Marco Rizzo, Daniela Acquadro Maran – Università degli Studi di Torino.
« Who is the Stalker and Who is the Victim? The Influence of Gender Ideologies in the Perception of Stalker/Victim Pairs: A Cross-Sectional Study »
Journal « Sexuality & Culture », avril 2021.
www.researchgate.net/publication/351226030_Who_is_the_Stalker_and_Who_is_the_Victim_The_Influence_of_Gender_Ideologies_in_the_Perception_of_StalkerVictim_Pairs_A_Cross-Sectional_Study

« The Role of Psychopathy in Stalking »
De James R. P. Ogloff, Ryan Veal, Daniel Shea, Troy McEwan – Swinburne University of Technology.
Chapitre 31 de l’ouvrage « The Wiley International Handbook on Psychopathic Disorders and the Law, 2nd Edition », août 2021.

Étude de TK Logan :
« Examining Factors Associated with Stalking-Related Fears Among Men and Women Stalked by Male and Female Acquaintances ».
Journal of Interpersonal Violence, octobre 2020.

Étude de Andrea Becker (CUNY Graduate Center), Jessie Ford (Columbia University)
Timothy Valshtein (New York University), novembre 2020, journal « Sex Roles » (Springer Verlag éditions).
« Confusing Stalking for Romance: Examining the Labeling and Acceptability of Men’s (Cyber)Stalking of Women ».
www.researchgate.net/publication/346538291_Confusing_Stalking_for_Romance_Examining_the_Labeling_and_Acceptability_of_Men%27s_CyberStalking_of_Women
« […] Nous avons constaté que, par rapport aux hommes, les femmes sont plus susceptibles d’étiqueter le cyberharcèlement et de considérer le cyberharcèlement comme moins acceptable socialement. Par rapport au scénario de harcèlement par un étranger, les participants étaient moins susceptibles de qualifier les trois autres scénarios de harcèlement; De plus, les participants ont évalué le harcèlement par ex-petit ami, par rapport au harcèlement par un étranger, comme étant plus acceptable. Nous avons également constaté que les mesures attitudinales prédisent des cotes d’acceptabilité plus élevées dans les contextes de harcèlement criminel, et que les croyances sexistes hostiles médiatisent la relation entre le sexe des observateurs et la probabilité de qualifier la situation de harcèlement criminel. Nos résultats suggèrent que la minimisation et la normalisation du cyberharcèlement peuvent être motivées non seulement par son sexe, mais aussi par une hiérarchie culturellement acceptée de récits de harcèlement criminel ainsi que d’attitudes liées au genre. »

Étude de Ahmed Naguy Al-Manara Centre, Centre koweïtien de la santé mentale (CKSM) et Abdulmohsen Alhumoud, CKSM, et services de psychiatrie légale de Dubai.
Annales Médico-psychologiques revue psychiatrique, décembre 2020.
Résumé : « Le harcèlement criminel est un problème social courant souvent causé par des troubles psychiatriques chez ses auteurs et qui produit des dommages psychologiques et sociaux chez ses victimes. Malheureusement, il n’est pas officiellement reconnu dans les systèmes de classification actuels (DSM-5 et CIM-10). Ici, les auteurs donnent un aperçu du harcèlement criminel à travers un prisme clinique de la psychiatrie générale et médico-légale. Le harcèlement criminel est un comportement chronique consistant à suivre et à harceler une autre personne de manière volontaire, malveillante et répétée. Le harcèlement criminel peut avoir des conséquences néfastes sur l’état mental de la victime. Les séquelles sont légion, y compris la dépression (avec suicidalité), l’anxiété (panique et TSPT), la catagélophobie, l’aggravation des conditions médicales, les changements de personnalité / la paranoïa et la toxicomanie. Au total, 90% des harceleurs sont des hommes. Au total, 80% des victimes sont des femmes. Les actes de harcèlement criminel peuvent exprimer toute une gamme de motivations, notamment la colère, la jalousie, la rage face à l’abandon, la recherche du pouvoir ou le besoin de contrôler la victime. Les preuves provenant d’études IRMf ont démontré une activité accrue des voies dopaminergiques sous-corticales du système de récompense et une possible faible activité de la sérotonine centrale. De manière générale, les harceleurs ne deviennent généralement pas violents (homicide associé dans 2%). L’échelle de comportement de harcèlement et de harcèlement est couramment déployée dans les milieux cliniques et médico-légaux. Les types de piqueurs comprennent l’érotomanie, l’obsession amoureuse (y compris les chercheurs d’intimité et les prétendants incompétents), l’obsession simple (y compris les catégories rejetées et irritées) et le syndrome de la fausse victimisation. Les lois anti-harcèlement ont été confirmées en raison des préoccupations du public selon lesquelles les membres de la communauté étaient impuissants à se protéger contre les comportements de harcèlement. Les harceleurs sont les plus susceptibles d’être trouvés parmi les classes diagnostiques de troubles psychotiques ou de troubles de la personnalité (sévères). Le traitement de ces problèmes de comportement doit cibler les mécanismes psychopathologiques sous-jacents spécifiques, qui nécessitent une évaluation diagnostique minutieuse. Les harceleurs et les victimes ont un besoin urgent de développer des traitements spécifiques. »

2021

Étude sur les cyberviolences basées sur le genre, du Service de Recherche parlementaire européen, mars 2021
www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2021/662621/EPRS_STU(2021)662621_EN.pdf

2022

« Frontline Response: Exploring the Impact of COVID‑19 on Stalking Behaviours », d’Emma Short, Paula Bradbury, Elena Martellozzo, Stewart Frost et Paul Bleakley.
Étude menée en Angleterre et pays de Galles, avril 2022.
Durant la pandémie de Covid-19 et les confinements liés, les plaintes pour stalking ont considérablement augmentées. Les auteurs relèvent une combinaison de causes : « proie facile » pour les stalkers car leurs victimes étaient isolées à un domicile; du temps pour les stalkers pour apprendre ou approfondir leurs connaissances en matière de technologies de la communication; et du temps pour s’adonner au stalking.
europepmc.org/backend/ptpmcrender.fcgi?accid=PMC9054639&blobtype=pdf

Autres ressources en-ligne :

« Stalking » dans Wikipedia
en.wikipedia.org/wiki/Stalking#United_State

Page dédiée au stalking, par la police du Cheshire (GB) :
www.cheshire.police.uk/advice-and-support/stalking-and-harassment
…et conseils aux victimes :
www.cheshire.police.uk/advice-and-support/stalking-and-harassment/advice-for-victims-of-stalking-and-harassment
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Conseils de l’association « Stalking Risk Profiles » :
www.stalkingriskprofile.com/victim-support/general-advice-for-victims